Le CEA à Toulouse : les entreprises au cœur de ses enjeux

 

La nouvelle a connu quelque écho dans la presse régionale et nationale : le CEA va s’installer à Toulouse en créant une antenne dénommée CEA Tech. Objectif : proposer aux entreprises régionales quelques unes des technologies de l’organisme, dans le domaine de la micro-électronique, du stockage et de la conversion d’énergie, de la sécurité des logiciels embarqués. Les acteurs de la santé sont également concernés, les micro et nanotechnologies entrant de plus en plus au cœur du progrès médical. Naturellement, ces échanges ne seront pas gratuits pour le CEA qui établira des licences d’exploitations de ces technologies génériques. L’enjeu de fond étant aussi de lancer des projets de recherche collaborative avec des entreprises et des laboratoires toulousains. 

Ses locaux pourraient être établis sur Montaudran Aerospace – en lente construction -, et il fut un temps évoqué que le CEA puisse s’installer dans le cadre ou proche des futurs bâtiments de l’IRT. Mais ce dernier institut promis à de grandes choses depuis plusieurs années maintenant n’a toujours pas reçu l’onction de l’Etat…

Au demeurant, l’arrivée du CEA, que j’avais évoqué au travers de Kwantik.fr il y a déjà près de deux ans, a été l’œuvre de tractations menées notamment avec la Région. Des discussions ont également eu lieu avec les industriels régionaux au travers du projet d’IRT. Mais en tous cas, pas avec le PRES-Université de Toulouse, écarté de toutes considérations concernant cette implantation. Le grand raout du lancement du CEA Tech, organisé fin janvier dans les salons de l’usine Lagardère (des salons dans une usine…) en présence du président de la Région et de trois ministres, fut l’occasion pour les dirigeants universitaires présents de rappeler à Jean Therme que sa petite blague faite il y a une dizaine d’années n’a plus cours aujourd’hui. En l’occurrence : « Toulouse est une équipe de rugby composée de joueurs de tennis ». Un sarcasme qui était une manière de pointer l’individualisme et les pré-carrés de la ville Rose, notamment dans le giron universitaire. Et il est vrai qu’aujourd’hui, force est de reconnaître que les principaux établissements toulousains travaillent beaucoup plus ensemble. 

Le CEA en prendra t-il suffisamment la mesure ? En tous cas, selon Jean Therme, des contacts ont été pris en amont avec le LAAS et le CEMES. Ces deux grands laboratoires sont déjà partenaires de longue date du CEA au travers de projets de recherche, a voulu rappeler le grand manitou du centre grenoblois. En outre, des réunions ont déjà eu lieu et d’autres sont programmées avec le pôle de compétitivité Aérospace Valley. On les comprend : avec plus de 600 entreprises membres, le CEA a de quoi y faire son marché.

F.D.

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