ENQUETE. Un laboratoire fusible du projet de Quai des Savoirs

41 Allées Jules Guesde – Entrée du bâtiment du laboratoire, situé à gauche

Obligés de se chauffer avec des moyens de fortune jusqu’à Noël, une quinzaine de chercheurs du Laboratoire d’Anthropologie Moléculaire et d’Imagerie de Synthèse (« AMIS ») doit quitter ses locaux des allées Jules-Guesde, au centre de Toulouse. C’est en effet là que débutent les travaux du Quai des Savoirs, un grand projet de valorisation de la culture scientifique et futur siège de l’Université de Toulouse. Mais le financement nécessaire au déménagement du laboratoire, prévu à 50 mètres de sa base actuelle, a été obtenu très tardivement par l’Université Paul-Sabatier. Du coup, un lieu provisoire voué à la destruction a été trouvé en catastrophe sur le site de Rangueil. La qualité de la recherche devrait être affectée pendant une année.

Comment en est t-on arrivé là ? Explications et enquête.

Au 41 des allées Jules-Guesde, on s’impatiente, on doit composer avec l’angoisse et l’incertitude depuis plusieurs mois. Ce n’est que ces derniers jours que l’avenir a commencé à se préciser. Ce qui est sûr, c’est qu’une partie de l’équipe du laboratoire « AMIS » (15 personnes sur 48), une unité mixte CNRS / Université Paul-Sabatier / Université de Strasbourg, doit déménager. Mais où ? Quand ?

Représentation du Quai des Savoirs prévu pour 2014 (à gauche le bâtiment du 41, à droite le 39) – Photos / © SCAU architectes, Perspecteur RSI

Leur bâtiment ainsi que celui qui est situé au 39 des allées Jules-Guesde, aujourd’hui en partie désaffectés (en dehors des parties encore occupées), composaient l’ancienne faculté des sciences construite à la fin du 19ème siècle (*). Ces beaux édifices vont être réhabilités et reconvertis pour devenir le « Quai des Savoirs » : ce vaste projet du plan Campus dans lequel la mairie de Toulouse est le principal acteur (budget total : 28 millions d’euros (**)) va faire émerger, en 2014, une grande vitrine internationale et lieu d’animation de la science toulousaine (***). L’Université de Toulouse, qui va être recréée en 2012, va s’installer au 41 des allées.

Petit photo-reportage – Diaporama ici

Chauffage d'appoint dans la salle de réunion...Allées Jules GuesdesAllées Jules Guesdes (39)Allées Jules Guesdes (39)Allées Jules Guesdes (39)39 Allées Jules Guesdes
Ancienne faculté des sciences, 39 allées Jules Guesdes39 allées Jules GuesdesUne bien vieille sonnette...Sur le mur de l'ancienne faculté des sciencesInformation sur le déménagement de l'IPSTVitres sales
Entrée du 41Cour intérieure entre le 39 et le 41Façade intérieure du 41Jardin situé en arrière du 41Hall d'entrée du 41 - RDCEscalier intérieur - 41
Premier étage - entrée condamnée d'un vieil amphithéatreUn des bureaux du laboratoire AMIS - 41 allées Jules GuesdesCouloir principal du laboratoire - au 41Un bureau - laboratoire AMIS - 41 allées JG

41, allées Jules Guesdes, un album sur Flickr.

Cette opération, discutée depuis près de trois ans entre la mairie et l’Université Paul Sabatier, outre les autres acteurs du projet, a conduit à désigner le bâtiment de l’ancienne faculté de médecine, situé au 37 des mêmes allées, comme lieu de destination finale de l’équipe située au 41. Logique : c’est dans ces locaux que travaillent les autres membres du laboratoire – ils sont une trentaine – et c’est également là que le plateau technique est installé.

Le financement du relogement obtenu très tardivement

Mais le lancement et le financement de ce déménagement a fait l’objet d’atermoiements et de négociations interminables. C’est en tous cas ce que soulignait déjà Eric Crubezy, directeur du laboratoire « AMIS », dans une lettre adressée au CNRS le 26 septembre. J’en reproduis une partie essentielle :

Eric Crubezy, directeur du laboratoire – spécialiste de l’histoire du peuplement humain, archéologue

« […] Il y a trois ans, l’Université [Paul-Sabatier, co-tutelle du laboratoire, NDLR] nous a prévenus officieusement que nous allions devoir partir de nos locaux du 41 qu’elle comptait vendre à la mairie afin que celle-ci le restitue au PRES (****) après rénovation. J’ai participé à des réunions où la mairie a promis à l’Université Paul Sabatier deux millions d’euros pour nous reloger. Nous avons appris il y a deux ans que la mairie ne souhaitait plus donner qu’un million d’euros, ce qui écartait le plan de relogement tout à fait correct trouvé par Monsieur Le Doyen Vinel de la faculté de médecine de Purpan, 37 allées Jules Guesde. Toujours grâce à la faculté de médecine de Purpan, à son doyen et à ses services techniques et administratifs, nous avons trouvé un autre emplacement (considéré comme provisoire initialement ), toujours au 37 allées Jules Guesde, qui nous contraint en place mais dont la rénovation rentrait dans l’enveloppe financière. Les négociations furent menées avec leurs occupants et un plan d’aménagement défini, il devait prendre un an entre l’obtention des financements et la remise des clefs. Dans le même temps, il apparaissait que la mairie, qui avait entretemps acquis le bâtiment du 41 pour un euro symbolique (estimé 3,8 millions d’euros par les Domaines [France Domaine est l’instance de l’Etat qui évalue les biens publics, NDLR]) ne souhaitait plus rien donner en contrepartie à l’université pour nous reloger… Le président obtenait alors, il y a plus d’un an de cela, un million d’euros du PRES, issu du Plan Campus. Nous donnions alors la permission à une équipe INSERM de nous rejoindre car nous l’avions prévu dans le relogement qui devait avoir lieu au premier septembre 2011. Malheureusement, l’Université n’a pas avancé en trésorerie le million mais seulement quelques dizaines de milliers d’euros pour achever les premières phases d’évaluation et de plans. Le million d’euros devait arriver en juillet, puis en août 2011. […] ».

Daniel Borderies, conseiller à la culture scientifique, Mairie de Toulouse

Daniel Borderies, conseiller du maire très impliqué dans le projet de Quai des Savoirs y répond aujourd’hui en opposant un démenti à certains propos du chercheur : « Il est tout à fait faux que la mairie ait fait une promesse sur le financement de ce relogement. M. Crubézy fait référence à une réunion où il n’était pas et dans laquelle le maire a évoqué ceci sous forme de possibilité, si le budget, une fois établi, le permettrait. Ce qui s’est avéré impossible car l’investissement global nécessaire à l’ensemble des opérations du Quai des Savoirs était supérieure à notre pré-estimation faite il y a trois ans de cela. Par ailleurs, il faut comprendre que ce projet s’inscrit dans le cadre du Plan Campus, et que c’est in fine l’Etat qui a été sollicité pour payer ce relogement. Enfin, je souligne que le bâtiment du 41 était bien la propriété de l’Université Paul Sabatier. Elle l’a cédé à l’Etat pour ensuite le céder à la Mairie qui y investit 8 millions d’euros pour le réhabiliter et le reconvertir [c’est à dire 8 millions sur le budget total du Quai des Savoirs de 28 millions d’euros, NDLR]. Ensuite il sera cédé au PRES [qui va devenir l’Université de Toulouse en 2012, NDLR] en vue de son installation dans ces lieux »

Gilles Fourtanier, président de l’Université Paul Sabatier

Concernant cette cession à l’euro symbolique d’un bâtiment estimé tout de même 3,8 millions d’euros mais qui n’a fait l’objet d’aucune compensation, outre le financement du déménagement de ses occupants, Gilles Fourtanier, Président de l’Université Paul Sabatier explique : « La Mairie a son processus de décision et elle avait son budget pour cette opération de 25 millions d’euros [c’est une erreur, il s’agit bien d’un budget complet de 28 millions d’euros (**) et non de 25 millions d’euros, NDLR]. Elle n’a pas pas pu aller au delà que nous aider pour le transfert des collections [botaniques, minéralogiques… qui étaient installées au 39, NDLR]. Nous avons discuté très longuement avec le maire et Daniel Borderies à ce sujet. ».

A propos du fameux « million » et du déroulé des opérations il précise que « la somme de 995 247 euros a été notifiée par le Ministère au PRES dans le cadre des « intérêts intercalaires » du Plan Campus. Le planning des travaux prévoit une fin d’opération en novembre – décembre 2012, ce qui devrait permettre aux membres du laboratoire AMIS de rejoindre les locaux aménagés début 2013. »

Tous ces acteurs s’accordent à dire que le million d’euros a bel et bien été notifié, en tous cas par l’Etat auprès du PRES de Toulouse. Mais à ce jour, l’Université Paul Sabatier n’a pas fait état, dans le cadre de son CA qui se réunit mensuellement, d’une dépense d’un million d’euros destinée à un aménagement au 37 des allées Jules Guesde. A tout le moins, 97 000 euros ont été décidés le 10 octobre pour financer l’étude préalable à ce relogement (prochain CA de l’UPS : le 28 novembre).

Les chercheurs sans chauffage depuis deux mois

Chauffage d’appoint dans la salle de réunion du laboratoire

Dans ce contexte, deux autres déménagements se sont déroulés à temps au 39 où l’IPST-CNAM et le laboratoire d’archéologie « Traces » étaient installés. Du coup des travaux préparatoires au Quai des Savoirs y ont débuté. Dans le même temps, le laboratoire « AMIS » se retrouve sans chauffage : la cuve à fioul n’a pas été remplie pour l’hiver ! Dès les premiers frimas, les chercheurs ont pu récupérer des radiateurs à bain d’huile prêtés par l’Université du Mirail, qui, soit dit en passant, n’est même pas une des tutelles du laboratoire… Quant au portail d’entrée du bâtiment, il est fermé la plupart du temps depuis cet été. S’ils ne disposaient pas de la clef de l’entrée du bâtiment situé au 39, les membres du laboratoire seraient même privés d’accès à leurs locaux !

Les membres du laboratoire subissent impuissants, depuis plusieurs mois, cette situation schizophrénique et kafkaïenne.

Les travaux de recherche impactés

Ces affres courtelinesques ne sont pas terminées pour autant. Elles commencent pourrait t-on dire.

L’administration de l’Université Paul Sabatier a fini par trouver, mi-octobre, un lieu de destination provisoire : le « 4R3 », un bâtiment du site de Rangueil voué à la destruction dans le cadre du plan Campus. Des locaux vétustes dont, a minima, le réseau électrique doit être remis en état.

Découverte d’une momie en Sibérie, dont l’ADN sera ensuite analysé au laboratoire pour comprendre son origine (cliquez ici pour en savoir plus)

De surcroît, ce changement d’adresse prévu pour une année entière, pourrait s’avérer un frein à l’investigation scientifique du laboratoire. Deux plateformes technologiques, l’une dédiée à l’analyse de l’ADN dit « ancien » et l’autre « moderne », sont en effet installées au 37 des allées Jules Guesde. Selon les chercheurs, dans tous les cas de configuration, l’éclatement géographique des équipes va induire des allers et retours chronophages entre Rangueil et le centre ville (15 minutes aller en métro, 20 à 40 mn en voiture). Du coup, nombre de programmations de manipulations expérimentales en subiront de fortes perturbations. La meilleure solution serait de déplacer le plateau technique « ADN moderne », ce qui réduirait le nombre de chercheurs concernés par cet écartèlement. Mais lors de la dernière réunion qui s’est tenue à l’Université Paul Sabatier le 18 novembre, cette solution n’a pas été envisagée. « On demande donc aux équipes de faire la navette entre les deux sites pendant un an », regrette, amer, Eric Crubézy.

Les projets de recherche déjà engagés risquent à l’évidence d’en souffrir d’autant plus qu’ils font l’objet d’évaluations. Devant une telle perspective, certains chercheurs envisagent de solliciter des missions à l’étranger dans le réseau de laboratoires partenaires !

Mon commentaire. Les chercheurs du laboratoire AMIS se sentent impuissants dans les mâchoires de l’institution et désinformés depuis le début de cette histoire. Je ne préjuge pas des responsabilités des uns et des autres : la faute est collective. Une fois de plus, l’irrationalité bureaucratique, les petits meurtres entre amis de la sphère politique, ont une victime : des personnes – en l’occurrence des chercheurs – qui n’ont rien à voir avec ces affaires. La moindre des choses, c’était, du point de vue des responsables, de dépasser les clivages, de se mettre autour d’une table pour traiter ce dossier au plus vite.

Une affaire à suivre…

Frédéric Dessort

(*) Petit éclairage historique

Les Allées Jules Guesde sont un symbole dans l’histoire de l’université toulousaine : les anciennes facultés scientifiques (sciences, médecine, pharmacie) y avaient en effet été construites à la fin du 19ème siècle, du numéro 41 au 31, respectivement, la faculté des sciences (numéro 39, inaugurée en 1889), faculté de médecine (numéro 37, 1891). Et c’est à la suite de cet effort municipal demandé par le gouvernement de l’époque que celui-ci officialisait, en 1896, la renaissance de l’Université de Toulouse. Celle-ci avait été supprimée par la Convention en 1793 à l’instar de 22 universités françaises. Deux autre bâtiments s’ajouteront par la suite, en 1901, construits en propre par l’Université de Toulouse : la faculté de pharmacie (numéro 31; aujourd’hui locaux de la Chambre Régionale des Comptes) et une annexe de la faculté des sciences (numéro 41, objet du présent article)

Plus d’infos ici : http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/busca/facmed2.htm

Puis, au 20 ème siècle, avec le développement de la ville et de son industrie, de ses premiers instituts d’enseignement technique sous l’influence du Nobel Paul Sabatier, elles sont devenues trop exigües. Le site de Rangueil naissait en 1962 avec sa faculté des sciences (par exemple, les bâtiments « 1R1 », l’Institut de Calcul Numérique, ainsi que l’INSA de Toulouse existaient déjà cette année; voir également cette vidéo surprenante prise quelques années plus tard au mois de décembre 1966 qui montre que les bâtiments actuels étaient déjà construits), avant d’intégrer l’Université Paul Sabatier créée en 1969. En dehors des disciplines de médecine, la faculté des sciences de Toulouse serait aujourd’hui la plus importante de province, avec 10 000 étudiants (disciplines : maths, physique, sciences de la vie).

Pour mieux connaître l’histoire de l’université dans la région au 19ème siècle, je ne saurai trop conseiller l’incontournable « Toulouse et son université: facultés et étudiants dans la France provinciale », de John Burney ainsi que ce document d’Alain Alcouffe « La loi 1905 à l’Université de Toulouse où la laïcité au bon sens du terme », publié dans le cadre du Laboratoire Interdisciplinaire de recherche sur les Ressources Humaines et l’Emploi (LIRHE) (CNRS – Toulouse I).

(**) Investissements respectifs :

Mairie de Toulouse : 16,5 millions d’euros

Grand Toulouse : 4,5 millions d’euros

Etat : 2 millions d’euros

Conseil Régional Midi-Pyrénées : 2 millions d’euros

Europe / Feder : 3 millions d’euros

(***) Le Quai des Savoirs va s’intégrer dans un ensemble plus grand, le « Quartier des Sciences », comprenant notamment une Cité Internationale des chercheurs et le siège – précisément, au 41 – de la future Université de Toulouse (le 24 novembre, sa création en 2012 a été adoptée à l’unanimité par le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur, qui rassemble tous les grands établissements de la ville Rose).

Le troisième bâtiment implanté au 37 des mêmes allées, siège de l’ancienne faculté de médecine, n’est pas concerné par cette opération immobilière.

(****) Le PRES est le Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur : c’est un établissement créé en 2007 qui permet de mutualiser un certain nombre d’actions entre ses 14 membres, les universités et écoles d’ingénieur du site toulousain. Une évolution forte lui est promise : il va se transformer en « Grand établissement » dès 2012 et être renommé « Université de Toulouse », initiant un processus important de fusion progressive des 6 membres fondateurs (UT1, 2, 3, ISAE, INSA de Toulouse, INPT) d’ici à 2018.

6 réponses à “ENQUETE. Un laboratoire fusible du projet de Quai des Savoirs

  1. >L’administration de l’Université Paul Sabatier a fini par trouver, >mi-octobre, un lieu de destination provisoire : le « 4R3 », un bâtiment du >site de Rangueil voué à la destruction dans le cadre du plan Campus. >Des locaux vétustes dont, a minima, le réseau électrique doit être remis >en état.

    C’est amusant, je travaille dans ces locaux vétustes, comme les membres de 4 laboratoires (il s’agit du LBCMCP, du CRCA et du CBD), et l’administration de l’UFR SVT. J’avais cru comprendre que les locaux libérés récemment par les laboratoires d’écologie (déménagement lui aussi assez épique, puisqu’il en est question depuis au minimum 5 ans) étaient affectés aux labos déjà présents… Sans moyen ceci dit, alors qu’au minimum la peinture et l’électricité devraient être refaites. Comme le bâtiment doit être détruit dans les années à venir, l’Université refuse d’engager des frais. Tout est pourri dans ce bâtiment, et depuis longtemps.. Je vous encourage, si les conditions de travail dans les soutes de la prestigieuse ‘Université de Toulouse’ vous intéresses, à venir y faire quelques photos…

  2. merci pour ces précisions !
    j’ajoute au passage l’état de délabrement du 41 et du 39 depuis des lustres, mis à part les parties occupées…

  3. Merci beaucoup pour cet article particulièrement riche en informations historiques. J’ai reconnu certaines références au livre de John Burney que j’ai acheté dès sa sortie lu, relu et vivement conseillé. J’ai reconnu aussi les références à l’excellent article d’Alain Alcouffe. Je pense qu’il manque un livre d’histoire sur l’université de Toulouse de la fin du 19ème siècle, fin de la période étudiée par Burney et l’éclatement de l’université en 1969. Je me permets de conseiller le livre de Marie Jo Nye «Science in the Provinces: Scientific Communities and Provincial Leadership in France, 1860-1930, University of California Press, 1986» qui aborde plusieurs universités et qui s’arrête bien avant la fin de l’université.

    Merci encore et bonne continuation dans l’exploration de l’université Toulouse.

    Joseph Saint Pierree

  4. En fait, ce n’est pas l’administration qui « a trouvé » les locaux du 4R3 pour reloger le laboratoire AMIS… Ce sont les chercheurs qui par leurs réseaux de chercheurs ont entendu parler de locaux qui se libèrent… et ce n’est qu’après seulement que l’administration, après acharnement (le mot est faible) des intéressés, a commencé à considérer la question…
    Les chercheurs se sentent très soutenus par leur Université…

  5. Bonjour.

    Je pense que cet article passionnant devrait être relié aux autres articles de ce blog concernant l’université de Toulouse, notamment celui récent concernant l’Idex. Les volontés affichées d’interdisciplinarité ou pour, employer un mot pédant à la mode, d’hybridation des savoirs semblent en contradiction avec les faits, les décisions prises par les autorités politiques et administratives des universités. Le laboratoire AMIS semble bien être un laboratoire à la croisée de plusieurs domaines des sciences, biologie, médecine, archéologie, anthropologie, histoire (préhistoire) et il semble être particulièrement malmené. Par ailleurs en citant John Burney et Marie Jo Nye je me suis rendu compte qu’il faut souvent s’intéresser à des auteurs étrangers pour aborder l’histoire locale. À mon humble avis l’université de Toulouse a des difficultés à étudier sa propre histoire notamment en ce qui concerne les sciences justement en raison des cloisonnements disciplinaires et de la séparation des universités par spécialité. Comme le montre assez bien, toujours à mon avis, cet article l’histoire des sciences ne peut pas se résumer à une histoire des découvertes ou des chercheurs. L’histoire des bâtiments, des décisions politiques, des investissements est aussi importante.

    Mon intérêt pour ce quartier est très ancien, j’ai appris à marcher dans le Jardin des Plantes et j’ai l’impression de connaître les bâtiments des allées Jules Guesde dont il est question dans cet article où j’ai assuré des formation à quelques reprises jusqu’en 2005, y compris pour le laboratoire d’anthropologie.

    Très cordialement.

    Joseph Saint Pierre

  6. merci pour ce commentaire,
    à propos de l’Idex et de ce qui se prépare, l’Université de Toulouse va émerger en 2012, je pense, Idex obtenu ou pas. ce Grand Etablissement aura, dès le départ, de fortes prérogatives sur le site, plus fortes que je ne l’imaginais…et la fusion effective est prévue pour 2018

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