L’INP de Toulouse engagé dans la création d’un Institut d’Ingénierie à Tianjin

Je suis étonné que ce fait d’actualité, que j’ai couvert pour educpros.fr (cf cette page), ait échappé à la presse, notamment régionale : j’étais le seul journaliste présent le jour de la signature. Il s’agit en effet d’un partenariat universitaire certainement pas neutre et qui s’inscrit dans un certain nombre de partenariats déjà entrepris entre Toulouse et Tianjin, une ville-province de 13 millions située à 100 km seulement de la capitale Beijing (17 millions d’habitants !). Déjà, il y a trois ans, l’Université des études internationales de Tianjin était co-signataire avec l’Université de Toulouse Capitole de la création de l’Institut Confucius de Toulouse. Mais rappelons aussi qu’Airbus a déployé, il y a cinq ans, une grosse usine à Tianjin pour y assembler ses A320, ce qui a permis à l’avionneur d’accroître fortement son carnet de commandes chinois. Dans le sillage de ce développement, la constitution, en 2007, de l’Institut aéronautique franco-chinois de Tianjin était toute logique. Celui-ci associe le GEA, Groupement des Ecoles Aéronautique et spatiales dont 2 établissements toulousains (ENAC et ISAE de Toulouse) et un de Poitiers (ENSMA). A ce propos, on pourra lire avec profit cet article du blog « Manger du chou chinois ».

A gauche Yujian An, Vice-président de l'Université de Technologie de Tianjin; à droite Gilbert Casamatta, président de l'Université de Toulouse et de l'INPT (crédit INPT)

Le protocole au complet. En rouge, la Vice-présidente du gouvernement de Tianjin. (crédit INPT)

La Chine veut donc, à l’évidence, passer d’une économie de production à une économie de l’innovation. Prendre son autonomie : dépasser son statut d’usine du monde, et y adjoindre un département « recherche et développement ». Tianjin, dont le PIB local croît de plus de 15% par an, en a largement la capacité et y met les moyens. Du côté de l’INPT, on se veut prudent sur le périmètre du projet. Un step-by-step prôné par Jean-Marc Lelann qui, pour l’heure, imagine que 5 à 10 professeurs français interviendront à Tianjin. Et le directeur du nouvel institut pourrait être un professeur chinois venu se former à Toulouse dans le cadre d’échanges déjà instaurés entre l’INPT et l’Université de Technologie de Tianjin. 12 étudiants chinois ont en effet déjà obtenu le Diplôme des Hautes Etudes Technologiques de l’INP-ENSIACET.

F.D. 

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