Investissements d’avenir : mauvais départ pour l’Université Fédérale de Toulouse

Tout d’abord un salut à mes lecteurs, auprès desquels je m’excuse de mon absence sur ce blog ces dernières semaines. Et, tardivement, tous mes voeux de bonheur plein de transferts de technologies et d’innovations ! J’en profite pour préciser que j’ai changé le sous-titrage de ce blog en « Le blog de la Recherche et de l’Innovation à Toulouse et Midi-Pyrénées », en y ajoutant le mot « Recherche ». En effet, mon travail recouvre de plus en plus ces deux sphères, allant de la recherche au transfert de technologies et aux entreprises innovantes. Mais revenons à l’actualité.

Cette nouvelle surprenante. Les résultats de deux appels à projets sur 12 du programme « Investissements d’avenir », prévoyant un apport de l’Etat de 22 milliards d’euros à la recherche et l’innovation, viennent d’être rendus publics. Or Toulouse et sa région, qui candidatait au travers de l’Université Fédérale de Toulouse (nouveau nom pour le PRES Université de Toulouse), a connu une véritable déconvenue. Le premier appel à projets, intitulé « Equipements d’excellence », vise à octroyer des moyens innovants à des laboratoires français. or, sur 52 projets qui recevront une aide de l’Etat, seuls 4 d’entre eux concernent la région. Et encore : un seul, MIMETIS, porté par le CEMES, est purement régional, les autres voyant des laboratoires midi-pyrenéens associés à d’autres régions françaises.

Le deuxième appel à projets, intitulé « Cohortes », vise à créer de grandes études médicales sur des panels de population, afin de déterminer les facteurs génétiques et environnementaux dans les maladies. Toulouse, qui aurait largement pu être sélectionnée notamment dans le cadre du Cancéropôle ou du Gérontopôle, a été écartée de toute aide de l’Etat.

Il ne faut pas, certes, pour l’heure, porter de jugement trop hâtif sur ce raté : il reste encore 10 appels à projets, dont les résultats seront connus d’ici à l’été, pour l’essentiel dans les semaines qui viennent. Il faut y compter, en particulier, les très attendus Instituts de Recherche Technologique, et les Initiatives d’Excellence. La candidature toulousaine pour ce dernier, « Toulouse Initiative d’Excellence », constitue quelque peu le vaisseau amiral des réponses à l’ensemble des appels à projets. C’est ce que m’a expliqué Gilbert Casamatta, président de l’Université Fédérale de Toulouse. Je vous conseille la lecture de sa réaction à l’issue de ces 2 résultats, que j’ai recueillie dans le cadre du Journal des Entreprises en vue de sa sortie au début février.

Frédéric Dessort

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