Un déni collectif

31 morts, plus de 2000 blessés… 20 ans après, avons-nous tiré les leçons de la catastrophe d’AZF ? Si le pôle chimique Toulousain a été démantelé en grande partie, si globalement l’Etat a durci les règles de prévention et de contrôle des risques industriels, rien n’est pourtant moins sûr. Les Plans de prévention des risques industriels sont conduits par les services de l’Etat qui… confient les études de dangers aux établissements concernés, placés de fait en situation d’être juge et partie !
En 2021, 5 sites Sévéso « seuil haut » continuent leurs activités à proximité de zones urbanisées dans l’agglomération Toulousaine, avec en particulier l’usine Ariane Group, située à quelques encablures du cratères d’AZF. Un établissement stratégique pour l’Etat, qui fabrique le carburant d’Ariane et des missiles nucléaires Français. Très peu d’élus, à l’exception notable d’Antoine Maurice, rappellent cet état de fait.
Peu d’entre eux se sont signalés par leur volontarisme, tout au long de ces 20 années, pour faire partir ces sites dangereux pour la population ou à tout le moins susciter un débat public. En revanche, ils sont au rendez-vous pour clamer : « Plus jamais ça ! ».
Je me souviens de l’interview que j’avais faite de François Chollet, en 2014 (alors adjoint au maire), pour Marianne : il avait déclaré à propos d’Ariane Group (à cette époque c’était une société du groupe Safran), qui produit des substances au potentiel explosif : « Soyons clair : je ne connais pas un maire qui saura faire partir l’industriel ». Fort bien. Il est certain qu’en partant du principe qu’il impossible de faire déménager cet industriel, on va y arriver. Pourtant : plus des deux tiers de la production de cette usine est destinée à Kourou. Pourquoi ne pas envisager son déplacement en Guyane ? Est-il possible d’envisager même de poser la question ?

Les papiers, dossiers dans la presse, notamment économique, qui se sont multipliés ces dernières années pour louer la revalorisation du site – certes magnifique, sans citer, questionner la présence toujours dangereuse de cet industriel, m’accablent. Supplétifs d’une communication qui conduit à l’oubli ? Je pèse mes mots. En 2013, le commissaire enquêteur qui a mené l’enquête publique pour évaluer les risques de cette usine avait conclu « il ne reste plus qu’à poursuivre les efforts qui permettront au public d’oublier progressivement qu’il cohabite avec un site Seveso seuil haut. Ces efforts se feront sur le plan industriel (réduction des risques) et se poursuivront sur le plan de la communication (transparence sur les progrès réalisés et les risques résiduels) “. Oublier dans la transparence, sans doute.

Faut-il ajouter quelques mots sur la présence maintenant centenaire des Ballastières. Ces petits étangs nichés derrière des fourrés à quelques mètres de l’Oncopole gardent dans leurs eaux dormantes des tonnes de nitrocellulose issues de la première guerre mondiale (Toulouse fabriquait alors des milliers d’obus). Là, les articles n’ont pas manqué, mais certes ces masses pyrotechniques ne présentent pas de risques d’explosion tant qu’elles demeurent sous l’eau. Le danger se présenterait en cas de sécheresse excessive. Vous avez dit réchauffement ? Il y a aussi le Terril de Total, ancienne poubelle d’AZF toujours présente à quelques mètres de l’Oncopole.

Devrait-on ajouter qu’il y a quelques années, de la nitrocellulose avait explosé sous un entrepôt de la zone du Chapitre, soulevant sa dalle de béton ? Toute cette zone avait été utilisée pour stocker des obus pendant la première guerre mondiale.

Le déni. Un déni collectif.

Beaucoup de larmes, celles des victimes et de leurs survivants. Et des larmes de crocodiles, aussi. Le problème des risques industriels reste toujours présent et prégnant à Toulouse comme dans le reste de la France. Je ne connais pas la situation des usines Seveso dans le reste du monde mais on ne se fait guère d’illusion…

Frédéric Dessort

La ré-ouverture des terrasses en question

Ne devrait-on pas ré-ouvrir les terrasses tout de suite ? De récentes études entérinent le fait que les contaminations se font surtout par aérosols de virus. Autrement dit, c’est surtout en lieux clos que les infections se propagent : lorsqu’une personne est infectée, le virus qu’elle souffle s’accumule dans la pièce où elle se trouve, et au-delà d’un certain seuil de concentration, les personnes à proximité peuvent être contaminées. Mais pas à l’air libre, où le virus se dilue. Résultat des courses : avec les terrasses fermées et le couvre-feu qui n’en finit pas, que font, de plus en plus, beaucoup de gens ? Ils font des apéros, des repas chez eux, reçoivent, voire organisent des fêtes en appartement. Et donc se contaminent bien plus certainement qu’en extérieur lorsqu’un participant est porteur de la Covid, le problème étant plus patent de la ville que de la campagne. Difficile de conclure complètement que la réouverture des terrasses ne contribuerait pas aussi à l’épidémie et à l’engorgement des hôpitaux mais ces études permettent tout de même d’en douter. Martin Blachier, affirmait récemment que, sur la base des études pré-citées, concernant les terrasses, il faut se décontracter : ce n’est pas là que les contaminations se produisent. Sans doute y en a-t-il, mais de manière marginale.

Ainsi, ces éléments semblent indiquer que le maintien de la fermeture des terrasses est un facteur du maintien du niveau encore élevé de l’épidémie. C’est une hypothèse qui me semble urgent de pouvoir vérifier scientifiquement. Ce qui plaide aussi pour une ré-ouverture rapide des parties extérieures des bars, cafés et restaurants, outre la dimension économique pour ces établissements, c’est qu’ils sont une soupape de sécurité psycho-sociale alors que le couvre-feu attaque sérieusement le mental de nombreuses personnes. Les médecins qui défilent à la télévision n’en parlent que bien rarement, il faut le souligner.

Frédéric Dessort

De la difficulté des prédictions épidémiologiques

Cela fait déjà presque deux semaines que le taux de variant britannique dépasse les 50% de tests Covid dans l’ouest de la région Occitanie (cf cet article d’Actu Toulouse du 22 février citant Jacques Izopet, chef du service virologie au CHU de Toulouse, confirmé par celui-ci aujourd’hui).
Pour la France, sur les plateaux de télévision, nombre d’experts ont rivalisé de projections alarmantes, annonçant une nouvelle explosion de l’épidémie sous la férule d’une nouvelle souche virale particulièrement contagieuse. En attestait la courbe affolante des contaminations en Angleterre.
Aujourd’hui, le Pas-de-Calais, une partie des régions du nord de la France ou encore les Alpes-Maritimes semblent donner raison à ces analyses. Oui mais voilà, d’autres exemples viennent contredire ces Cassandre. Ainsi, en Haute-Garonne, le taux d’incidence diminue graduellement depuis plusieurs semaines (187 aujourd’hui) et les hospitalisations ont nettement régressé (326 hier contre 445 le 12 février).
Bref, le nouveau choc pandémique que devait induire le variant anglais n’a pas eu lieu par chez nous.
Comme quoi il faut se garder, face à un phénomène d’une grande complexité, de faire des prédictions péremptoires.
Dans un sens comme dans l’autre.

Frédéric Dessort

Anticor, un acteur de terrain dans la lutte contre la corruption

Anticor est en attente du renouvellement de son agrément par le ministère de la Justice alors que celui dont elle bénéficie va expirer le 15 février (et non le 3 comme précédemment écrit (*)). Accusée de politisation par la garde Macronienne, l’association pourrait se retrouver entravée dans l’exercice de sa mission, pourtant essentielle à la société : lutter contre la corruption et plus généralement contre les atteintes « à la probité », c’est à dire les prises illégales d’intérêts, favoritisme dans les marchés publics, etc.

Cet article de l’Opinion sur le sujet est intéressant, mais il lui manque une dimension essentielle : le local. Anticor ne se résume pas, loin s’en faut, aux principales affaires dans lesquelles elle s’est impliquée, telle que celles des sondages de l’Elysée, ou encore celles qui concernent Eric Dupont-Moretti, Alexis Kohler ou encore Richard Ferrand. Non : Anticor développe petit à petit un réseau de groupes départementaux, à l’instar d’Anticor Haute-Garonne. Pour connaître quelque peu l’antenne locale, j’ai bien du mal à voir le jeu d’accointances politiciennes. Ce que je vois, c’est une action concrète et sérieuse, avec des moyens encore limités – les membres Toulousains sont bénévoles, pour monter des dossiers suffisamment solides afin d’être légitimement signalés au parquet de Toulouse.

Enfin, l’argumentation donnée par quelques membres de la Macronie contre Anticor, à savoir notamment sa proximité avec la France Insoumise me semble relever d’une argutie : en effet, ce qui compte, au final, ce sont les faits. Les faits qui sont amenés par Anticor sur la table du procureur. In fine, ce n’est pas Anticor qui ouvre une enquête préliminaire, mais le parquet, ce n’est pas non plus Anticor qui conduit une instruction, mais un juge d’instruction, et ce n’est pas Anticor qui sanctionne un délit, mais le tribunal correctionnel !

Les difficultés rencontrées par Anticor pour renouveler son agrément me font repenser au livre d’Eric Decouty « Un fiasco Français« , qui racontait les levées de boucliers politiques, économiques, et même judiciaires… contre la création et le développement du pôle financier du tribunal de Paris. C’était il y a près de 20 ans !

Frédéric Dessort

(*) Le gouvernement s’est donné une semaine de plus pour examiner le dossier d’Anticor, cf : https://www.capital.fr/economie-politique/anticor-le-gouvernement-repousse-sa-decision-sur-lagrement-de-lassociation-anti-corruption-1392647

Zemmour ou le déni de réalité

Je vous conseille la lecture de cet article des Jours signé de Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts : « Maréchal, voilà Zemmour », qui revient sur la convocation tribunal de Zemmour pour avoir affirmé que Pétain a sauvé les Juifs français. Pour lui, c’est « le réel ». C’est à dire que sur 330 000 Juifs présents en France en 1940, 75 000 seront déportés avec la complicité de l’Etat Français. Dont 24 000 Français. Et Zemmour d’ajouter un argument abject pour minorer ce nombre : « là-dedans, il doit y avoir 10 000 enfants étrangers. ». Pour lui, les Juifs pouvaient donc être envoyés à la chambre à gaz s’ils étaient étrangers, tandis que la part de Juifs Français déportés était marginale. Mais au delà de ces considérations immondes, le raisonnement de Zemmour est le suivant : si la majorité des Juifs Français n’ont pas été déportés, c’est que cela relève de la volonté de Pétain. Aucun argument rationnel ne le fera déciller. Laurent Joly, historien, est venu lui rappeler que – je cite l’article des Jours – « « le recensement des Juifs a permis l’organisation des rafles » », et « que si une bonne partie des Juifs français ont survécu, ce ne sont « évidemment pas les décisions de Vichy qui ont permis cette survie », qu’« à chaque grande étape de la politique antisémite de Vichy Pétain apporte sa caution ». ». Mais rien ne viendra bousculer le déni de réalité dans lequel s’est enfermé le polémiste du Figaro. Il sera sans doute une nouvelle fois condamné, mais continuera sa route, avec le soutien du Figaro et de CNews dont la direction ne semblent pas s’émouvoir de ses multiples élucubrations et sorties infâmes.

Haute-Garonne : lente diminution de l’épidémie

Les nouveaux chiffres des indicateurs de l’épidémie de Covid-19 sont plutôt décevants, voire inquiétants. En effet, depuis une petite semaine, la baisse des nombres de personnes hospitalisées et en réanimation s’avère lente. Depuis la fin septembre, on doit en outre déplorer presque 200 morts.
Voici le nouveau graphique, à la date du 5 décembre :

Situation sanitaire Covid-19 en Haute-Garonne, au 5 décembre. Source : data.gouv.fr

En ce qui concerne le taux d’incidence, celui-ci a tendance à stagner :

Taux d’incidence en France et en Haute-Garonne. Source : Géodes Santé Publique

Il semble donc que la population, soumise à rude épreuve par les mesures de restrictions, doive encore s’armer de patience…

Frédéric Dessort

Haute-Garonne : net mais assez lent recul du Covid-19

Voici une actualisation des indicateurs de suivi de l’épidémie de coronavirus dans notre département. Ils ne laissent pas de doute quant au passage du pic, autour du 10 novembre. La baisse du nombre de personnes hospitalisées est plus lente que l’envolée de la contagion. Au 29 novembre, un nombre important de morts est à déplorer suite à cette deuxième vague : environ 180 décès. Soit 80% de plus dans la période s’étendant de mars à septembre.

Covid-19 : situation sanitaire en Haute-Garonne au 29 novembre

Quant à l’indicateur du taux d’incidence, il est en chute libre : il atteint maintenant 62,5 contre 414 au maximum dans notre département.

Outre la dimension économique de la crise, ces chiffres ne disent rien de l’impact sanitaire sur la population des mesures de restrictions : déprogrammations d’interventions chirurgicales, de traitements de cancers, … mais aussi les violences, les nombreuses dépressions, crises d’angoisses voire suicides qu’engendrent la sensation d’enfermement et la privation du lien social.

Frédéric Dessort

Haute-Garonne : amorce d’un recul de l’épidémie

Les nouvelles données en provenance des établissements de santé du département montrent, à l’instar de l’évolution nationale, une première diminution des principaux indicateurs épidémiques. En témoignent les graphiques ci-dessous (source : data.gouv.fr)

Situation sanitaire Covid-19 en Haute-Garonne, au 20 novembre

Au 20 novembre, on peut constater qu’en trois jours, le nombre de personnes hospitalisées pour Covid-19 a diminué de 47, passant de 421 à 374. Le nombre de patients en réanimation est également en régression assez nette, avec 5 jours de baisse et une légère remontée (+2) le 20 novembre : 86 patients pris en charge aujourd’hui contre 104 le 14 novembre.
249 décès sont à déplorer depuis le début de la crise, ce qui représente près de 150 morts depuis la fin septembre, soit environ 50% de plus que lors de la première vague.

Autre baisse, plus spectaculaire : le taux d’incidence en Haute-Garonne est aujourd’hui de 126, après avoir atteint 414 le 27 octobre. Voici la courbe de ce taux dans le département (source : Géodes), inférieur à celui qui est observé au plan national depuis trois semaines :

Cette évolution positive devra être confirmée les prochains jours…

Frédéric Dessort

Stabilisation du nombre d’hospitalisations en Haute-Garonne

Nouvelle actualisation de mes courbes de suivi épidémique en Haute-Garonne. Il semble que nous nous rapprochions du pic de la crise sanitaire dans notre département, ou même que nous y soyions parvenus. C’est en tous cas une note d’espoir que l’on peut donner en constatant l’aplatissement de la courbe des hospitalisations. Concernant le nombre de malades en réanimation, il continue de progresser, mais celui-ci est en décalage d’une semaine environ avec la courbe des hospitalisations. Il faut également déplorer la forte croissance des décès liés au Covid-19.

Evolution de la situation épidémique en Haute-Garonne, au 13 novembre

Données brutes au 13 novembre, en me basant sur la source d’informations gouvernementale en Open Data :

  • Nombre de personnes hospitalisées : 412
  • Nombre de personnes en réanimation : 104
  • Nombre de personnes décédées : 213

Ces nombres fournissent un autre enseignement : la proportion de personnes en réanimation est plus faible que lors de la première vague. Au pic de cette dernière, la Haute-Garonne avait eu à déplorer 242 malades hospitalisés pour 95 en réanimation, soit une proportion de 39,2%. Aujourd’hui ce ratio s’établit à 25,2%.

Frédéric Dessort

Covid en Haute-Garonne : nette augmentation des hospitalisations en quelques jours

Edit au 1er novembre : graphiques actualisés

Situation sanitaire Covid-19 en Haute-Garonne au 1er novembre, évolution depuis le 29 septembre

Données au 1er novembre :
Haute-Garonne :

  • Nombre de personnes hospitalisées Covid-19 : 322
  • Nombre de malades en réanimation Covid-19 : 80
  • Nombre de décès depuis le début de l’épidémie : 155

Pour Occitanie :

  • Nombre de malades en réanimation Covid-19 : 322
  • Taux d’occupation des places en réanimation : 68,6%
    L’ARS Occitanie a récemment évoqué la possibilité d’augmenter la capacité de lits de réanimation en Occitanie de 469 à 900. Dans une telle éventualité, le ratio est alors de 35,8%

Rappel, au 27 Octobre : Voici les nouveaux chiffres de suivi des hospitalisations et décès de personnes atteintes par le Covid-19 dans notre département et dans la région Occitanie. On peut malheureusement constater une nette croissance de l’afflux de ces malades dans les établissements de santé de la Haute-Garonne : +104 en 16 jours au 27 octobre, soit une augmentation de 67,97 %.

Quant aux nombres de réanimations et de décès (respectivement 67 et 141 le 27 octobre), ils progressent moins rapidement mais régulièrement. Ce qui s’explique notamment par le décalage entre les premiers symptômes et le début des symptômes graves.

Le graphique ci-dessous parle de lui-même.

Situation Covid-19 en Haute-Garonne au 27 octobre

À l’échelle de la région Occitanie, le taux de malades pris en charge en réanimation a connu une envolée en quelques jours, passant de 34% au 13 octobre à 52,7% le 26 octobre, puis 56,7% le 27 octobre.

Taux d’occupation réa Covid Occitanie

Ces tous derniers jours, cette augmentation a atteint 2 à 3% par jour, avant de se stabiliser entre le 25 et le 26 octobre et donc de reprendre très vite le lendemain. Ces taux sont calculés en prenant au dénominateur le nombre total de places en réanimation avant la crise : 469. Sous la coordination de l’ARS Occitanie, les établissements de santé, peu ou prou, étendent leur capacité. Ce qui devrait permettre de minorer quelque peu la pente de la courbe du taux de réanimations… mais sans doute, à la marge.

Soulignons que les départements ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, les établissements Gardois sont déjà saturés : des premiers malades qui ont développé des formes graves du Covid-19 ont été transférés depuis le CHU de Nîmes dont 5 vers le CHU de Toulouse.

Nombre de malades Covid-19 placés en réanimation en Occitanie

Il faut attendre encore quelques jours pour savoir si le couvre-feu aura permis d’endiguer cette marée montante… Mais il est d’ores et déjà question de ne pas attendre cette éventualité, puisque, selon BFM TV en tous cas, l’hypothèse d’un reconfinement général, à court terme, est l’option actuellement préférée du gouvernement, en ce 27 octobre.

Frédéric Dessort

Sources : https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/donnees-hospitalieres-relatives-a-lepidemie-de-covid-19/